Le Far West

 

Légende ou réalité? 




 

 

Davy Crockett

David Crockett (David de Crocketagne, né le 17 août 1786 dans le comté de Greene - mort le 6 mars 1836 au siège de Fort-Alamo). Représentant de l’État du Tennessee dont il était natif, il est devenu un héros populaire de l’histoire des États-Unis. Il est souvent appelé Davy Crockett.

Né dans le Tennessee le 17 août 1786 dans le comté de Greene, sur les rives de la Nolichucky River et descendant de Huguenots français, il est le cinquième enfant d’une fratrie de neuf, et n’a pas reçu une éducation élaborée.

Veuf de Polly (1788-1815) qui a donné naissance à trois enfants, il se remarie en 1815 avec Elizabeth Patton et a quatre enfants avec elle. Il était franc-maçon .

Carrière politiqueLe 24 septembre 1813, il sert dans le Second Regiment of Tennesse Volunteer Mounted Riflemen pendant 91 jours et participe à la campagne contre les Indiens Creek sous les ordres du futur président Andrew Jackson.

De 1821 à 1835, il est plusieurs fois élu représentant du Tennessee au Congrès. Il y soutient les pionniers installés illégalement sur des terres de l’Ouest sans en avoir formellement la propriété. Il s’oppose au président Jackson sur l’Indian Removal Act. Son opposition à Jackson est la cause de son échec à l’élection de 1830, mais Crockett est réélu en 1832.

En 1834, il publie un livre : A Narrative of the Life of David Crockett. En 1835, il est à nouveau défait à l’élection.

La Révolution texaneIl s’engage peu après cette défaite électorale dans la Révolution texane au Mexique. Le 14 janvier 1836, il prête serment avec 65 hommes d’aider le gouvernement provisoire du Texas. Chaque homme reçoit la promesse d’une récompense de 4 605 acres (19 km²) de terre.

Il prend part à la défense d’Alamo (23 février - 6 mars 1836) et se voit confier la garde de la palissade sud. La légende a retenu qu’il aurait disparu en effectuant une sortie ; le journal de Jose Enrique de la Pena affirme qu’il a été fait prisonnier par le général mexicain Manuel Fernandez Castrillon et qu’il a été exécuté sommairement avec une douzaine d’hommes sur l’ordre du président Antonio López de Santa Anna.

En 1838, Robert P. Crockett vient au Texas réclamer les terres promises à son père.

La légendeDepuis 1909, de nombreux films de cinéma et séries télévisées ont raconté la vie de Davy Crockett, dont un feuilleton en cinq épisodes de la Walt Disney Company en 1954. Crockett a été incarné, entre autres, par John Wayne dans le premier film qu’il a réalisé Alamo, en 1960.

En 1956, Disneyland proposa, dans la section du parc baptisée Frontierland, un petit musée sur le personnage. Des figurines en cire tailles réelles de Fess Parker et Buddy Ebsen, les acteurs incarnant les héros de la série produite par Walt Disney Pictures, étaient présentées dans un décor d’Alamo. Le musée ferma rapidement mais les mannequins de cire furent déplacés sur la Tom Sawyer Island située à proximité et furent visibles plusieurs décennies.

sources wikipedia

Siège de Fort-Alamo

Le siège de Fort-Alamo (février à mars 1836) est l’événement majeur de la guerre d’indépendance de la République du Texas et un symbole de la résistance désespérée, ainsi qu’un grand moment dans l’expansion des États-Unis au 19ème siècle.

Sujet de plusieurs films plus ou moins près de la réalité historique, le siège de Fort Alamo est un événement historique majeur au Texas. En 1836, à peine 200 volontaires dont le légendaire David Crockett se retranchèrent dans le fort et décidèrent de résister jusqu’à la mort à l’Armée Mexicaine commandée par le général Santa Anna et forte de plusieurs milliers d’hommes. Le siège, qui dura 13 jours jusqu’à l’assaut du 6 mars, a retardé et affaibli considérablement l’armée mexicaine (environ 600 soldats mexicains tués et blessés) qui perdit le Texas quelques semaines plus tard...

Déjà au temps de la colonie espagnole les États-Unis cherchaient à annexer le Texas par la voie du peuplement par des citoyens américains. L’indépendance du Mexique date de 1821. Après un essai d’Empire la République est proclamée en 1823. Au temps des événements du Texas le Mexique est alors sous les présidences de Miguel Barragan (du 28 janvier 1835 au 1er mars 1836) et de José Justo Corro (du 2 mars 1836 au 18 avril 1837). En 1836 le Texas est une province mexicaine où depuis plusieurs années, un grand nombre de colons provenant des États-unis s’étaient établis (ils formaient 85% de la population). Ces colons la plupart du temps ignoraient les us et coutumes du pays, ayant peu de respect pour ses lois et institutions (notamment l’interdiction de posséder des esclaves) et voulant vivre comme bon leur semblait. Sentant l’unité du pays menacée, le gouvernement mexicain décida d’abroger toutes les mesures favorables qui leurs étaient accordées, ce qui mit le feu aux poudres. Des escarmouches éclatèrent obligeant l’armée mexicaine à abandonner certaines places stratégiques. Santa Anna (Antonio de Padua Maria Severino Lopez de Santa Anna) fut chargé de rétablir l’ordre et de préserver l’intégrité nationale, avec une armée 6000 hommes pour la plupart recrutés de force (leva) et peu experimentés, mal équipée et surtout pourvue d’un armement désuet. Du côté des insurgés au Texas un homme important, le Général Sam Houston, charge un certain James Bowie (inventeur du célèbre Bowie-knife et esclavagiste notoire) de détruire le Fort Alamo. L’objectif est de préparer une armée plus au Nord. Arrivés sur place, Bowie et une centaine de volontaires prennent leur temps pensant l’armée mexicaine encore loin. À cette centaine d’hommes s’ajoute une trentaine de soldats sous les ordres du jeune William Travis, lieutenant-colonel de la jeune armée Texane en formation. Ces deux hommes qui vont écrire avec héroïsme l’une des plus grandes pages de l’histoire de leur pays, sont rejoints par le (déjà) légendaire Davy Crockett (citoyen des États-Unis) à la recherche d’un nouveau départ après sa défaite aux élections au Congrès.

Le siègeL’armée Mexicaine arriva bien plus tôt que prévu et, surpris, les insurgés se retranchèrent à la hâte dans le fort. Le Général Santa Anna proposa une reddition sans conditions (offre généreuse la plupart des défenseurs du fort étaient étrangers au Mexique) faute de quoi la garnison serait passée par les armes. Travis répondit non sans panache par un coup de canon. C’est alors que le Drapeau Rouge fut hissé du haut du clocher de l’église de la ville. Tous les défenseurs d’Alamo comprirent alors qu’aucun d’entre eux ne serait épargné lors de l’assaut, qui s’annonçait imminent. Le Colonel Travis envoya des missives dans tout le pays (comprendre : aux Etats-Unis ce qui pour les mexicains constituait une trahison) demandant des renforts. Il prévint qu’il préfèrerait la mort à la capitulation dans sa célèbre lettre au gouvernement de la révolution. Le siège fut marqué par d’intenses pilonnages au canon et par un assaut manqué de deux heures qui mobilisa plus de 500 soldats mexicains. Santa Anna décida alors de jeter une bonne partie de ses forces dans la bataille et d’attaquer par les quatre côtés du Fort. Quant aux défenseurs, ils n’obtinrent presque aucun renfort, si ce n’est une trentaine d’hommes portant à 189 le nombre des assiégés.

La situation était totalement désespérée pour les insurgés. Un moment important, d’une extraordinaire intensité allait avoir lieu. C’était le moment du choix. Tous les défenseurs choisirent de rester et de se battre. Selon la légende, Travis rassembla ses hommes et traça un trait sur le sable, invitant tous ceux qui le désiraient à rester à ses côtés pour combattre jusqu’à la mort et se sacrifier pour la toute jeune république du Texas dissidente du Mexique. Tous les défenseurs franchirent la ligne scellant ainsi leur destin vers une mort certaine mais héroïque. Il existe une légende indiquant qu’une seule personne refusa, préférant tenter sa chance en fuyant durant la nuit. Ce serait un soldat d’origine française (un certain Louis Rose) qui aurait connu les guerres napoléoniennes.

L’assaut finalVers 5 heures du matin, l’armée mexicaine, en position, attaqua Alamo avec plusieurs milliers de soldats. Si l’assaut ne dura qu’un peu plus d’une heure, il fut d’une violence extrême. Dans un premier temps, les insurgés, appuyés par leur artillerie, causèrent de terribles pertes aux Mexicains. Des bataillons entiers furent décimés et un Général fut même blessé au combat. Puisant dans ses réserves, Santa Anna arriva à ouvrir une brèche dans le fort et la bataille se poursuivit à l’intérieur par un effroyable corps à corps. Travis fut tué au tout début de l’assaut d’une balle dans la tête alors qu’il tirait du haut d’un mur. Bowie, tombé gravement malade pendant le siège, perdit la vie dans son lit (on dit aussi qu’il se cacha sous un matelas). Quant à David Crockett, certains pensent qu’il mourut au combat alors que d’autres, appuyés par le témoignage d’un officier mexicain, pensent qu’il fut fait prisonnier et exécuté comme l’exigeait la loi. Alamo était tombé...

Le bilan de l’assaut était dramatique, l’Armée Mexicaine payant très cher cette victoire : si les 189 défenseurs du Fort furent tués, Santa Anna vit son armée amputée de plusieurs centaines de soldats.

ConclusionAu grand dam du général Santa Anna et du gouvernement central, la chute d’Alamo n’effraya pas les insurgés. Bien au contraire, ses défenseurs devinrent des martyrs dont la mort ne put rester vaine. Travis, qui emmena ses hommes à une mort certaine, occasionna non seulement des pertes importantes affaiblissant l’armée mexicaine, mais il l’aura également retardée dans son avancée vers le nord destinée à nettoyer le Texas de tous les insurgés. Plus au nord, ce délai permit au Général Sam Houston de recevoir des renforts en hommes, vivres, armes, munitions et argent des États-Unis et de constituer une armée qui défit celle de Santa Anna quelques semaines plus tard à San Jacinto dont la vallée raisonne encore du cri de ralliement « Remember Alamo ! ». Prisonnier, le général mexicain (qui n’était alors pas Président de la République) dut se résoudre à donner l’ordre à ses troupes de quitter le Texas en échange de sa vie. Ordre qui n’aurait pas dû être appliqué par une armée dont le chef était prisonnier. Il ne faut pas oublier que le gouvernement mexicain en envoyant une armée défendre l’intégrité de son territoire ne faisait que son devoir. Devant la puissance naissante des États-Unis que pouvait faire un Mexique en retard d’une guerre (les Mexicains utilisaient des armes qui avaient servi à Waterloo). Napoléon Ier l’avait bien compris en vendant la Louisiane. Plus tard la guerre mexicano-américaine le confirmera.

Il serait abusif par ailleurs de sanctifier Alamo, car le désir du Texas de s’affranchir du Mexique procédait aussi d’un refus de sa part d’abolir l’esclavage comme l’avait décidé le Mexique en 1829.

sources wikipedia

Bataille de Little Big Horn

Informations générales

Date 25 juin 1876

Lieu vallée du Little Bighorn, Montana

Issue Victoire indienne décisive

Belligérants Indiens Sioux et Cheyennes États-Unis

Commandants

Sitting Bull

Crazy Horse

Two Moon

Crow King

Gall

Rain In The Face

Marcus Reno George Armstrong Custer Frederick Benteen

Forces en présence

1 500 guerriers

31 officiers 566 cavaliers 35 éclaireurs indiens

Pertes au moins 200 morts et 200 blessés

268 morts (dont Custer) 60 blessés

La bataille de Little Big Horn s’est déroulée le 25 juin 1876 à proximité de la rivière Little Bighorn (affluent du Bighorn, un affluent du Yellowstone), dans le Montana. Elle oppose les 647 hommes du 7e régiment de cavalerie de l’US Army du lieutenant-colonel George A. Custer à une coalition de Cheyennes et de Sioux rassemblés sous l’influence de Sitting Bull (Taureau Assis). Par contre, le commandement des attaques au 25 juin est confié et mené par Crazy Horse (Cheval Fou) et Gall.

RepèresEn 1874, George Armstrong Custer conduit une expédition d’exploration des Black Hills (Montana/Dakota), dans la réserve des Sioux Lakotas et y découvre des gisements aurifères. Les autorités tentent d’abord d’endiguer la vague des chercheurs d’or, avant de chercher à acheter les Black Hills aux Indiens. En septembre 1875, les négociations avec les Sioux échouent. Le gouvernement américain décide alors de lancer une offensive militaire contre les Indiens hostiles au Montana. Au printemps 1876, plusieurs colonnes convergent vers les Indiens.

La batailleAprès l’échec du général Crook à la bataille de la Rosebud le 17 juin, le lieutenant-colonel George Armstrong Custer (général par brevet en 1865) conduit l’attaque d’un camp d’Indiens Sioux et Cheyennes d’environ 6’000 personnes (dont 1’500 guerriers). Les Indiens sont menés par les chefs Sitting Bull et Crazy Horse.

Custer divise ses forces afin d’attaquer de plusieurs côtés à la fois : le commandant Reno avec 3 compagnies ou escadrons (cies A,G et M = 170 personnes), le capitaine Benteen avec 3 escadrons (cies D,H et K = 125 pers), Custer avec 5 escadrons (cies E,F,C,I et L = 216 pers). Devant rester à l’arrière avec les munitions, le capitaine McDougall dispose d’un escadron (cie B) [101 pers.].

Son plan (d’après le clairon Martini) : encercler le camp indien en l’attaquant depuis le sud (Reno), le centre(Benteen)et le nord (Custer lui-même). Le train de munitions doit progresser à son rythme, indépendemment.

15h20La bataille commence alors que les compagnies de Reno descendent dans la petite vallée et prennent une formation en ligne dite de skirmish line. Les Indiens sont pris par surprise, mais se portent à la rencontre de Reno qui les attaque dans le val. Pendant ce temps, Custer longe les collines pour prendre le village sur son flanc. Les deux forces n’ont alors plus aucun contact visuel. Vers 15h50, le major Reno a le flanc gauche exposé et commence à se faire déborder sur l’arrière. Il ordonne donc à ses cavaliers de se remettre en selle et de se retirer dans le sous-bois afin de consolider son flanc droit. Par contre, les arbres empêchent les cavaliers de se positionner de manière ordonnée. Les guerriers chargent alors les cavaliers en désordre à travers le bois. Reno est submergé, il panique en ordonnant à ses hommes de monter à cheval, de mettre pied à terre puis de remonter... La confusion s’installe et il donne alors l’ordre de la retraite en se dirigeant vers le haut de la colline. Ses hommes tentent de le suivre mais Reno n’a laissé aucune force de couverture ou arrière garde afin de couvrir sa retraite précipitée. Ceci provoque une déroute et 40 soldats sont tués et 13 blessés par les Indiens, menés par les chefs Two Moon, Crazy Horse et Crow King.

16h10Custer atteint une butte près du village. Il a besoin de reconnaître le terrain et trouver un gué pour assurer la future offensive du capitaine Benteen, au centre. Il envoie d’ailleurs un messager ordonnant à Benteen de le rejoindre rapidement et d’apporter avec lui des caisses de munitions transportables par les cavaliers ("bring packs"). Le train de mulet avance toujours indépendemment dans le dispositif.

16h20Custer a divisé son bataillon en deux ailes : l’aile gauche, sous son commandement, comprend les compagnies E et F, qui devront aller reconnaître le gué au bas de Medicine Tail Coulee. L’aile droite, sous le commandement du capitaine Keogh, doit protéger la manœuvre en engageant une bande d’Indiens montés revenus d’une partie de chasse et visibles au nord-est de Medicine Tail Coulee. La reconnaissance faite, le régiment se regroupe au complet sur Calhoun Hill, au nord-ouest. Custer développe la suite de son plan : l’aile droite de Keogh se déploie sur la crête en ligne d’escarmouche, pendant que Custer et l’aile gauche reconnaissent un second gué (North Ford), toujours dans le but de lancer une attaque d’encerclement. Selon toutes vraisemblances, Custer croit Reno toujours engagé.

Pendant ce temps, le capitaine Benteen fait sa jonction avec le major Reno sur une colline ce qui deviendra aujourd’hui le Reno-Benteen Battlefield. Indigné de l’inaction de Reno, le capitaine Weir et ses hommes tenteront de se porter à la rencontre de Custer à 16h50. Ils resteront 45 minutes sans être soutenu. Le major Reno et le capitaine Benteen les rejoindront à 18 heures, alors que Custer et ses hommes sont sur le point d’être anéantis et, sans leur porter secours, feront retraite sur Reno Hill, de peur d’être repérés par les forces indiennes.

17h30-18h20Les Indiens, sous le commandement du chef cheyenne Lame White Man, mènent l’offensive. L’aile gauche de Custer est brisée près de Deep Ravine où elle avait établi un périmètre de défense. Débordé sur son flanc, l’aile droite s’effondre à son tour à 17h50, après plus d’une heure de combat à 1 contre 5, sur un terrain défavorable à la cavalerie démontée. Le dernier carré de cavaliers américains succombe à 18h20 après des combats acharnés (cet épisode deviendra légendaire sous le nom de "Dernière résistance de Custer", Custer’s Last Stand).

Bilan263 hommes du 7e de cavalerie trouvent la mort à Little Big Horn, ainsi que 38 blessés. Les dernières recherches des historiens laissent penser que les pertes indiennes ont été très lourdes, allant de 190 morts et 200 blessés au total[3] à 200 morts sur le champ de bataille, sans compter les morts par blessure [4]. Globalement, le 7e de cavalerie a accusé la moitié de ses 647 hommes hors de combat (tués/blessés) et les Indiens d’Amérique environ 1/3 de leurs 1’500 guerriers engageables.

Cette bataille eut un grand retentissement dans l’opinion publique américaine, et conduisit au massacre de la Wounded Knee Creek, quatorze ans plus tard.

CitationsGénéral en chef de l’armée américaine (1895-1903) Nelson A. Miles : "Plus j’étudie les mouvements ici (à Little Big Horn) et plus j’ai de l’admiration pour Custer."

Soldat William Taylor, 7e de cavalerie, vétéran de la bataille : "(le major) Reno a prouvé son incompétence et (le capitaine) Benteen a montré son indifférence. Je n’utiliserais pas les mots plus laids auxquels j’ai si souvent pensé. Tous deux ont abandonné Custer et il a dû se battre tout seul."

Chef sioux White Bull : "Ce fut un combat dur, très dur."

Chef sioux Gall : "(...) les deux camps se sont bravement battus."

Chef sioux Sitting Bull : "Il y avait tant de doutes sur l’issue de la bataille que j’ai ordonné aux squaws de démonter les tipis et de se préparer à s’en aller."

Chef sioux Sitting Bull : "Custer était un chef brave. Les Indiens l’ont respecté et ne l’ont pas scalpé. Je répondrai pour les morts de mon peuple. Les miens ont dit que j’avais raison. Laissons les Visages-Pâles faire de même de leur côté."

Historien Gregory F. Michno (1997) : "Les survivants de Reno et Benteen ont eu bon dos de perpétuer l’idée que le dernier combat de Custer était court. Ce n’était pas dans les intérêts de l’armée ou dans ceux des officiers de carrière de dire qu’ils avaient traîné pendant deux heures, alors que Custer se battait à mort."

L’un des dossiers les plus controversés de l’histoire des Etats-UnisLa défaite de Custer est entourée de controverse et divise la communauté des historiens.

Plusieurs officiers (dont le chef suprême de l’armée américaine en personne, le général Miles ) et civils s’indigneront du comportement de Benteen et de Reno qui n’ont pas porté assistance aux hommes de Custer. Devant une commission d’enquête en 1879, ces derniers affirmèrent qu’il aurait été suicidaire de tenter de rejoindre les 5 compagnies de Custer, un jugement aujourd’hui controversé . Certains historiens, ainsi que la dernière étude de David Cornut parue en France en 2006, accusent, preuves à l’appui, Reno et Benteen d’avoir délibérément abandonné Custer et les considèrent coupables de trahison militaire.

Ces accusations contre Reno ne sont pas partagées par E. A. Brininstool par exemple . Pour certains, Reno était déjà dans un shell-shock dès les combats conduits dans le sous-bois le rendant ainsi non-opérationnel en zone de combat.

D’autres auteurs enfin rejettent la responsabilité du désastre sur Custer (un jugement très controversé, qui fait couler beaucoup d’encre).

Little Big Horn (Custer’s Last Stand) dans la culture américaineLittle Big Horn occupe une grande place dans la culture américaine. On estime qu’en moyenne, un millier de livres consacrés à l’engagement et/ou ses acteurs sortent chaque année aux Etats-Unis. Le théâtre, le cinéma et les médias papier ont contribué à la célébrité mondiale de Custer, de Sitting Bull et de "la dernière bataille". Pour les films les plus connus, on peut citer "La charge fantastique", avec Errol Flynn, Custer l’homme de l’Ouest, avec Robert Shaw, "Fort Apache", une métaphore de Little Big Horn avec John Wayne et Henry Fonda ou encore "Little Big Man", avec Dustin Hoffman. Little Big Horn sert aussi de référence historique dans des films comme "Le Dernier Samouraï", avec Tom Cruise, "Nous étions soldats", avec Mel Gibson, "Windtalkers", avec Nicolas Cage ou encore "Une nuit au musée", avec Ben Stiller. On retrouve cette référence à la télévision dans "Docteur Quinn, femme médecin", "Over There", "Into the West" ou encore "Deadwood".

Pour mesurer l’impact de Little Big Horn et du général Custer dans l’insconscient américain, il faut savoir que George Armstrong Custer est la personnalité américaine sur laquelle le plus de livres ont été publiés à ce jour, devant le président Abraham Lincoln, et que l’on dit fréquemment qu’il a acquis avec Little Big Horn une sorte d’immortalité, faisant de lui un symbole américain (la notion de "se lever et se battre", to stand and fight, reste liée à Custer). L’engagement du 25 juin 1876 est également la seconde bataille américaine la plus étudiée après celle de Gettysburg.

Bien que la bataille soit généralement appelée Little Big Horn, la plupart des Américains ne la connaissent que sous le nom de Dernière résistance de Custer (Custer’s Last Stand). Jusqu’en 1991, le champ de bataille lui-même était appelé "champ de bataille de Custer". En 2003, un monument en honneur des guerriers indiens a été inauguré par un descendant indirect de Custer et les descendants de Sitting Bull et d’autres chefs de Little Big Horn.

sources wikipedia